![]() | Ligue 1, 9ème journée : Lens - OM 1-1 (16/10/2006) Deux points volés ! |
Première mi-temps cadenassée
Ce Lens-OM s'annonçait très rugueux et en première période, on n'a pas été déçu. Un nombre de fautes très élevé pour finalement un minimum d'occasions, le match était très fermé. Si on peut parler de round d'observation dans le premier quart d'heure, ce n'est plus le cas quand on évoque toute une mi-temps. Mais quand on demande autant aux attaquants de défendre dans les couloirs, cela laisse forcément peu d'espace pour faire le moindre décalage. Il faut donc forcément attendre que certains baissent un peu physiquement comme ce fut le cas en seconde mi-temps...
Tout s'affole après la pause
En effet, après le retour des vestiaires, les deux équipes commencèrent enfin à se livrer. A vrai dire, c'est surtout grâce à un jeu plus fluide avec beaucoup moins de déchets techniques qu'on a pu entrevoir les premières actions du match. En trois minutes, Jussie et Ribéry avaient déjà tenté leur chance, ce qui laissait présager une fin de match palpitante...
Les interceptions de Niang
C'est à partir de ce moment que Mamadou Niang (déjà à l'aise en première période) a décidé de passer la vitesse supérieure. Toujours généreux dans l'effort, le Sénégalais a multiplié les pressing sur les défenseurs. Mais attention, quand Mamadou presse, au contraire de certains, il ne fait pas semblant : il y va pour récupérer le ballon et se crée lui-même des occasions ! Ainsi, en 10 minutes, Niang a affolé les défenseurs sang et or. Sur la première action, les mauvaises langues diront une fois de plus que Mamadou n'a pas su la mettre au fond... mais il ne faut pas oublier qu'il est parti de son camp avec deux Lensois aux trousses et que sa frappe était quasi parfaite. Sans un grand Itandje, cela faisait but. Sur la deuxième action, Niang réussit à dévier du bout du pied le ballon pour passer le gardien lensois avant de pousser le ballon au fond des filets. Enfin, c'est ce qui aurait dû arriver si Vignal n'avait pas volontairement retenu et fauché le Sénégalais. Du coup, penalty et carton rouge pour Vignal : une aubaine pour l'OM. En pleine confiance, Mamadou se payait même le luxe de transformer lui-même la sentence !
Les occasions manquées
Ce qui fait peut-être cruellement défaut à l'OM aujourd'hui, c'est que les Marseillais n'ont pas encore cet esprit de "tueur". A dix contre onze à une demi-heure de la fin, ils auraient peut-être dû envahir le camp lensois pour finir le travail. Surtout que les hommes de Gillot ont eu du mal à encaisser cette ouverture du score. A l'image d'un boxeur qui a sonné son adversaire, l'OM n'a pas su mettre K.O. cette équipe nordiste. Pourtant, Maoulida a bien donné un caviar à Niang (encore lui !) mais le tir du Sénégalais fut dévié in extremis par Demont.
Mais il aura manqué surtout de la lucidité dans la dernière passe et aussi dans cette faculté à ne pas se mettre hors-jeu inutilement... Face à des Lensois qui se sont jetés corps et âmes dans la bataille, l'OM n'a pas su placer un contre salvateur et ce qui devait arriver arriva...
Penalty imaginaire
Pourquoi donc parler sans cesse de compensation ? Comment peut-on dire qu'il fallait que l'arbitre se rattrape. La faute sur Niang est très nette et elle méritait le penalty et le carton rouge. Oui mais voilà, les arbitres ont toujours cette fâcheuse manie de vouloir avantager l'équipe qui passe pour la victime. Du coup, quand à la 78eme minute de jeu, Hilton a volontairement attrapé le bras de Cana pour s'auto-ceinturer, M. Fautrel n'a pas hésité... Ce penalty est donc aujourd'hui la conséquence de cet excès de zèle que les arbitres ont voulu impulser en ce début de saison. Ils sont maintenant pris à leur propre piège puisque certains joueurs vont maintenant volontairement simuler à tout va dans les surfaces de réparation en se disant, passez moi l'expression : "Y'a encore bien un arbitre chaviré qui va peut-être me siffler un péno". Bien vu M. Hilton mais sachez que si le corps arbitral ne veut pas que cette situation se reproduise, il se pourrait bien que dans les jours à venir, une sanction tombe (à titre d'exemple, cette expression étant à la mode en ce moment).
Mais où va-t-on ?
On pourrait même se poser la question plus gravement : les arbitres ne sont-ils pas tout simplement en train de dégoûter joueurs et supporters avec leurs "conneries". A quoi bon regarder un match où l'on sait pertinemment que ce n'est pas l'équipe qui en veut le plus qui va l'emporter mais celle qui aura l'avantage d'avoir ce petit coup de pouce de l'arbitre au bon moment...
Comment peut-on imaginer pour prendre un autre exemple (un certain OL-St Etienne) qu'un arbitre de touche ne voit pas dans un premier temps un hors-jeu, puis que l'arbitre central accentue une faute anodine et pour corser le tout, donne un penalty alors que l'attaquant est à l'extérieur de la surface (on exagère peut-être un peu mais on ne doit pas non plus être trop loin de la vérité !) Au passage, on pourrait se poser la question de savoir à quoi sert exactement un arbitre de touche ? N'est-il là que pour lever son drapeau en cas de hors-jeu (en se trompant d'ailleurs une fois sur deux) ou ne peut-il pas davantage aider l'arbitre central notamment sur ce genre d'occasions...
Bref, il y a de quoi crier au scandale une nouvelle fois de plus ce soir. La France va au moins pouvoir continuer à être la risée des autres pays qui doivent se dire qu'ils jouent au football (le vrai, celui dont le mot contact apparaît dans la définition) pendant que nous, pauvres français, on joue à la poupée ! Pour tout cela, remercions l'ensemble des arbitres qui oeuvrent depuis le début de la saison pour assainir les surfaces de réparation. Si seulement on pouvait assainir un petit peu le corps arbitral également, on ne s'en porterait pas plus mal !
OM-OL : ça aurait pu être énorme...
Avant la rencontre, on se disait qu'un résultat nul ne pourrait être considéré autrement qu'un bon résultat. Lens restait à distance, l'OM engrangeait un petit point de plus par rapport à ses concurrents... bref, un résultat largement satisfaisant.
Au fil de la rencontre, on a commencé à se dire qu'en cas de victoire, l'OM recevrait l'OL la semaine prochaine avec trois petits points de moins et une différence de but quasiment identique. Autrement dit, on s'est mis à rêver d'un choc au somment ou les Marseillais feraient tout pour l'emporter et passer symboliquement devant cette équipe lyonnaise qui est soit disant intouchable.Puis on s'est réveillé, enfin... M. Fautrel nous a réveillé pour nous rappeler que l'OM était un club hyper avantagé depuis le début de la saison (sic) comme aime le clamer Gérard Houllier. Rien que pour cela, rien que pour réparer ces injustices qui se répètent malheureusement un peu trop souvent en ce début de saison, la semaine prochaine, on ne veut pas voir onze marseillais sur le terrain mais onze fauves, pour ne pas dire onze lions !



Et un, et deux, et trois… zéro ! Tout porte à croire que l’OM a réussi ce soir un match en tout point réussi. Mais ce match aura été plié en seulement quatre petites minutes. Ainsi, jusqu’à la 45e, les Marseillais n’avaient pas réussi à trouver la faille et il aura fallu attendre une nouvelle frappe surpuissante de Taiwo pour transpercer la défense toulousaine. Fait plutôt rare, ce n’est pas sur coup franc mais dans le jeu que le Nigérian a inscrit son troisième but de la saison.
Hasard ou pas, Didier Drogba était dans les tribunes du Vél’ ce dimanche soir. On se souvient tous que c’est à son époque que la fameuse expression, la Drogba-dépendance avait débuté. Aujourd’hui, cette expression est reprise mais le chouchou du Vélodrome a changé, Ribéry ayant remplacé Drogba, encore qu’on puisse se demander si Didier est remplaçable…
Mais si les Marseillais parviennent à apprendre de leurs erreurs, ils pourront peut-être réaliser quelque chose de grand cette saison. Aller titiller Lyon paraît pour l’instant très difficile. Mais au moins, en gardant ce rythme, les Olympiens assureront la qualification pour la Ligue des Champions. Même si on n’en est pas encore là, l’OM est à la recherche de son glorieux passé et on espère tous que la banderole du virage nord (Reconquête) saura donner des ailes aux Phocéens pour leurs prochaines rencontres.
Comme on pouvait s’y attendre, Albert Emon avait choisi d’aligner de nouveau des joueurs qui ont l’habitude d’être sur le banc même si pour le coach marseillais, tous ses joueurs sont des titulaires en puissance. Ainsi, Camara a eu droit à une première titularisation en pro en lieu et place d’Habib Beye ; Cantareil a remplacé une fois de plus Taiwo et Oruma a pris place au milieu de terrain au côté de M’Bami (Cana étant blessé). Pour le reste, il n’y a pas encore une véritable hiérarchie entre Cesar et Civelli (ils ont d’ailleurs effectué une mi-temps chacun puisque le Slovène a pris un mauvais coup) ainsi qu’en attaque ou Emon a pris l’habitude d’aligner des joueurs différents. Pour ce match, Nasri et Niang étaient donc ménagés et Bamogo, Pagis et Maoulida formaient donc le trident offensif de l’OM.
On aurait d’ailleurs presque envie de ne retenir que la première mi-temps. Bien en place, l’OM a étouffé cette équipe héraultaise et c’est sur une première action rondement menée par Ribéry que Pagis a pu servir Bamogo dans l’axe de la défense montpelliéraine. En se jetant, Habib a réussi certainement le plus dur dans ce genre de rencontre : ouvrir la marque. Quelques minutes plus tard, c’est Oruma qui déclenchait une bonne demi-volée des 20 mètres repoussée par le gardien ; en renard des surfaces, Maoulida était encore là pour marquer et sortir une nouvelle bandelette en hommage à ses éducateurs de Montpellier…
Domergue de reprendre confiance et le but inscrit à 20 minutes de la fin par Montano a bien failli changer la donne. Car avec un brin de réussite en plus (on pense à l'action de la 85e minute où Carrasso dû s'employer avec plus ou moins de réussite avant que Carotti ne soit trop court pour reprendre dans les buts vides...), Montpellier aurait pu égaliser et pousser l’OM dans ses derniers retranchements… Mais il n’en fut rien et doucement mais sûrement, l’OM continue son chemin. Sans forcer leur talent, les Phocéens ont donc réussi à se qualifier pour les… huitièmes de finale. Mais Dieu que cette coupe de la Ligue va vite, plus que trois matchs et ce serait déjà la finale !
Avant la rencontre, on sentait que ce match allait vraisemblablement être un tournant significatif pour l’OM. En effet, si les hommes d’Albert Emon n’avaient pas réussi à s’imposer ce soir, on aurait pu tout simplement penser que Marseille allait rentrer dans le rang progressivement au fil des prochaines journées. Car n’oublions pas que cette équipe bordelaise a fini à la deuxième place du championnat l’an passé et que cette saison, elle s’est tout de même renforcée notamment avec l’arrivée d’une star comme Johan Micoud.
Le premier but est certes entaché d’un hors jeu, mais comme on a si souvent prouvé que les arbitres assistants avaient une seconde de décalage… Sur l’action, un quart de seconde après la déviation involontaire de Ribéry, Pagis n’est déjà plus hors-jeu d’un bon mètre et une seconde plus tard, il y a trois mètres d’écart entre Mickaël et le dernier défenseur ! Par contre, il est vrai que le but sur coup franc de Taiwo aurait dû être logiquement refusé puisque Cana empêche volontairement Mavuba de gicler sur le Nigérian, ce qui s’appelle tout simplement une obstruction caractérisée. Cela étant, comme contre le PSG, M. Duhamel n’aura pas tardé à compenser en accordant à Bordeaux un penalty que l’on n’a pas encore pris l’habitude de voir siffler. Pour finir sur le sujet, comme le carton rouge de Faubert est tout à fait mérité… il n’y a pas de quoi en faire tout un fromage, surtout que c’est l’OM qui en a profité (!)
Seule ombre au tableau : la blessure de Lorik Cana et la prochaine suspension de Franck Ribéry. Deux joueurs clés dans les dispositif olympien… Mais quand on sait que de toute façon, Albert Emon sera obligé de faire souffler ses joueurs à tour de rôle, on se dit qu’au moins, il n’aura pas des choix difficiles à faire, et ce dès mercredi en coupe de la Ligue face à Montpellier.
Gagner au Parc n’est pas chose facile… mais gagner au Parc avec la manière comme l’ont fait les Marseillais ce dimanche soir est un véritable bonheur qu’il faut savourer à sa juste valeur.
Mais on n’allait pas en rester là puisque M. Bré allait continuer son one man show… Si le football était un sport de contact, on n’a plus le droit aujourd’hui d’effleurer son adversaire dans sa surface de but sous peine de voir la sanction suprême tomber. Niang l’apprendra à ses dépens pour un penalty accordé cette fois au PSG. Mais la donne allait changer puisque Carrasso allait sortir une superbe parade sur la frappe de Pauleta. Mais comme si cela ne suffisait pas, M. Bré allait une nouvelle fois refaire tirer ce tir au but. Evidemment transformé par le Portugais, on se pose encore la question de savoir pourquoi l’homme en noir n’a pas suivi sa ligne de conduite puisque plusieurs Parisiens étaient encore à l’intérieur de la surface de l’OM sur cette deuxième tentative.
Bref, à ce rythme là, nul doute que la Ligue va être prolifique ! Mais mettons cette première mi-temps de côté pour s’attarder sur la seconde… Car si Albert Emon avait choisi d’aligner une équipe inédite avec Civelli, M’Bami et Nasri d’entrée de jeu, c’est bien en seconde période qu’elle prouva tout son potentiel et notamment après l’entrée de Pagis en lieu et place de Maoulida. Une maîtrise du ballon impressionnante qui aura fini par écoeurer le PSG… Et quand en plus, l’OM possède un joueur du calibre de Ribéry, capable d’accélérer à foison pour donner des caviars à ses partenaires… Sur l’un d’entre eux, Niang sera d’ailleurs fauché dans la surface pour un nouveau penalty. Cette fois, c’est le jeune Nasri qui exécutait la sentence en s’y reprenant tout de même à deux fois. Enfin, sur une dernière banderille de Ribéry qui allait effacer Mendy avec une facilité déconcertante, Pagis pouvait pousser le ballon au fond des filets et permettre à l’OM de signer une victoire retentissante.
Si l’OM possède un joueur hors norme aujourd’hui tel que Ribéry, il n’est pas non plus usurpé de parler l’ascension fabuleuse de Carrasso. Déjà très bon l’an passé, le gardien de but olympien a tout simplement était impressionnant lors de ce clasico. Une bonne demi-douzaine de fois, Cédric aura eu le geste juste, prouvant ainsi qu’aujourd’hui l’OM possède un portier de talent.
