L'attaquant âgé de 32 ans vient de signer en faveur de l'OM. Un challenge inespéré pour ce joueur de métier à la carrière tardive et plutôt modeste au vue de son talent. L'OM va pouvoir aligner la paire Niang-Pagis !
Des débuts en dent de scie
Né le 17 août 1973 à Angers, Mickaël Pagis est formé à Laval et joue son premier match professionnel avec les "Tangos" lors de la saison 1993-1994. Le club mayennais évolue alors en Division 2. Après une dizaine d'apparitions, il faut attendre la saison suivante pour voir le jeune Pagis inscrire ses premiers buts : en 20 apparitions, il marque 4 fois. Laval décide alors de prêter son joueur à Châtellerault en National pour la saison 1995-1996. Pagis inscrit 13 buts. Il revient alors gonflé à bloc dans son club formateur et devient un titulaire indiscutable de la formation lavaloise : en deux saisons, il joue 65 matchs et marque 9 buts. Pas assez certainement, si bien que Pagis redescend d'une division et s'engage avec le Gazélec Ajaccio qui lutte en National.
Le déclic corse et la révélation nîmoise
En Corse, c'est le déclic, Pagis finit meilleur buteur avec 17 réalisations en 33 matchs. "J'ai véritablement pris mon élan à Ajaccio. Là-bas, j'ai appris à me battre dans un Championnat difficile. Au niveau de la mentalité, j'ai énormément progressé. Sur ce plan, le National et le Gazélec m'ont fait du bien" affirme Pagis. Il retrouve ainsi de l'ambition et la D2 mais pas avec le GFCO empêché administrativement de monter, mais avec Nîmes pour lequel il signe un contrat de trois ans. Sur sa lancée, il devient l'un des meilleurs buteur de D2 avec 16 buts en 30 matchs. Élu également "meilleur joueur de D2", c'est dans le Gard qu'on lui donne le surnom de "Pagistral"...
Jean Fernandez lui fait découvrir l'élite
La saison suivante, il joue 22 matchs avec les "Crocos" pour un total de 7 buts jusqu'en janvier 2001 et le mercato d'hiver où il signe dans un club plus ambitieux : Sochaux. C'est un certain Jean Fernandez qui le recrute : "Il m'a enthousiasmé par sa façon de jouer quand je l'ai observé à Nîmes. C'est un attaquant qui joue au football et qui va moins dans la profondeur. Il a un bon jeu de tête, il va devant, demande le ballon dans les pieds" expliquait à l'époque l'actuel entraîneur olympien. Pagis trouve rapidement le chemin des filets avec Sochaux et finalement conclu ses premiers mois sochaliens avec 3 buts en 12 apparitions. Il participe ainsi à la montée du club en Division 1. Pagis découvre alors à 27 ans le monde de l'élite le 28 août lors d'un déplacement à Monaco (victoire 1-0 des doubistes). Et il s'y fait une place. La France découvre alors ce joueur technique et élégant, révélé et reconnu sur le tard. "Non, je n'ai aucun regret de tout ce que j'ai fait" affirme Pagis. "Même si c'est vrai que j'aurais pu jouer en D1 plus tôt. Mais tout ce que j'ai fait, jouer en National à Ajaccio, je suis même passé par des moments un petit peu plus difficile, ça m'a aidé aussi à progresser par la suite et je ne regrette rien du tout, j'ai pris du plaisir à chaque fois" insiste-t-il.
L'aventure sochalienne
Il plante 18 buts en 89 matchs de championnat avec Sochaux, le tout en 3 saisons. Ses compères d'attaque Frau et Santos se régalent des déviations et remises de Pagis, qui se définit plus comme un attaquant de soutien évoluant en pivot : "Je ne me définis pas non plus comme un attaquant qui attend les ballons devant le but, j'aime bien revenir et je prends autant de plaisir à faire des passes décisives que marquer" précise-t-il. "Ce qui m'intéresse avant tout, c'est de créer du jeu, de jouer au ballon. La finalité est le but, oui, mais ce n'est pas mon obsession" avoue Pagis. Ce dernier possède aussi un caractère bien trempé : "C'est vrai, j'ai toujours pris pas mal de cartons jaunes et rouges mais il y a des choses que je n'admets pas et ça me fait fulminer" concède-t-il. En 2004, il gagne la coupe de la Ligue mais le divorce est consommé avec Sochaux. En effet, Guy Lacombe le coach doubiste, n'avait plus confiance en son attaquant, en lui préférant le duo Santos-Frau. Pagis ne débuta que onze matches en tant que titulaire lors de sa dernière saison avec Sochaux.
La renaissance à Strasbourg
Beaucoup de clubs s'intéressent alors à Pagis mais finalement ce dernier accepte la proposition alléchante de Strasbourg : "J'étais à la recherche d'un nouveau challenge et Strasbourg était très intéressé par mon profil. Le discours des dirigeants m'a plu. Il a beaucoup été question de plaisir et de jeu. Et moi, j'aime ça. Ça me convient parfaitement. J'adore le collectif et l'idée qu'il y a quelque chose à mettre en place" clamait-il lors de son arrivée à Strasbourg qui le recrute alors pour seulement 0,5 million d'euros. En Alsace, il va retrouver son plus haut niveau. Il marque 15 buts (2e meilleur buteur de la L1) et son entente avec Mamadou Niang fait des ravages. Le duo est considéré comme le meilleur de la Ligue 1. Il participe activement à la victoire du Racing en coupe de la Ligue, la deuxième pour Pagis. Il prolonge même son contrat avec le RCS jusqu'en 2008.
La débacle alsacienne
Mais cette saison, orphelin du départ de Niang, Pagis et Strasbourg sombrent. Fin 2005, le club a déjà un pied en Ligue 2 et Pagis ne confirme pas ses stats de l'an dernier. Il marque quand même 6 buts en 20 matchs (Ligue 1 + coupe d'Europe). Lors du récent Strasbourg-Lyon (0-4), Pagis en manque de confiance devant le but est conspué par le public de la Meinau. Il décide alors de quitter l'Alsace en disant : "J'aspire toujours à relever un gros challenge. J'ai toujours en tête de rebondir dans un grand club". Direction Marseille pour de nouvelles ambitions. Le duo avec Niang est ainsi reconstitué : va-t-il refaire parler à nouveau la poudre ?
Fiche d'identité
Nom : PAGIS
Prénom : Mickaël
Né le : 17.08.1973 (32 ans)
A : Angers (Maine-et-Loire)
Nationalité : française
Taille : 1.81 m
Poids : 79 kg
Poste : Attaquant
Technique : Droitier
Surnom : Pagistral
Son palmarès
Champion - Division 2 en 2001 (Sochaux)
Finaliste - Coupe de la Ligue en 2003 (Sochaux)
Vainqueur - Coupe de la Ligue en 2004 (Sochaux)
Vainqueur - Coupe de la Ligue en 2005 (RC Strasbourg)
Ligue 1 : 134 matches, 37 buts
Premier match : Monaco - Sochaux : 0-1 le 28/07/2001
Sa carrière
1993-1994 : Laval (Division 2)... 11 matchs
1994-1995 : Laval (Division 2)... 20 matchs, 4 buts
1995-1996 : Châtellerault (National)... 26 matchs, 13 buts
1996-1997 : Laval (Division 2)... 37 matchs, 6 buts
1997-1998 : Laval (Division 2)... 28 matchs, 3 buts
1998-1999 : Gazelec Ajaccio (National)... 33 matchs, 17 buts
1999-2000 : Nîmes (Division 2)... 30 matchs, 16 buts
2000-2001 : Nîmes (Division 2)... 22 matchs, 7 buts
2000-2001 (jan) : Sochaux (Division 2)... 12 matchs, 3 buts
2001-2002 : Sochaux (Division 1)... 30 matchs, 6 buts
2002-2003 : Sochaux (Ligue 1)... 34 matchs, 9 buts
2003-2004 : Sochaux (Ligue 1)... 25 matchs, 3 buts (C3 : 4 matchs)
2004-2005 : Strasbourg (Ligue 1)... 29 matchs, 15 buts
2005-2006 : Strasbourg (Ligue 1)... 16 matchs, 4 buts (C3 : 4 matchs, 2 buts)
2005-2006 (jan) : OM (Ligue 1)


Pour ce match à Nancy, l’OM était prévenu. La gifle reçue au Mans devait leur servir d’expérience pour aborder cette rencontre. D’autant plus que les nancéiens avaient décidé de rentrer dans cette partie pied au plancher, acculant les olympiens en défense et obtenant plusieurs coups de pied arrêtés dangereux dans le premier quart d’heure. Mais cette domination territoriale allait finalement être stérile, Barthez n’étant pas trop inquiété lors de cette première période. C’est même les hommes de Jean Fernandez qui eurent les meilleures occasions.
D’abord, sur corner, Cana failli trouver le cadre sur une très belle tête décroisée ; ensuite, on pu s’apercevoir une fois de plus, que Ribéry et Niang pouvaient aller très très vite notamment sur un contre rondement mené ; enfin, c’est Oruma, placé juste derrière Niang, qui allait ponctuer une belle action par une lourde frappe bien stoppée par le portier de Nancy.
Au passage, on peut noter que quand Cana jouait en défense centrale, l’OM avait l’avantage de pouvoir passer d’un système à l’autre sans être obligé de faire de changements…
l’OM allait déborder sur le côté gauche pour donner un superbe ballon à Mamadou Niang bien placé pour pousser le ballon au fond des filets. 1-1, l’OM pouvait de nouveau songer à la victoire.



