Comme on pouvait s’y attendre, l’OM n’aura pas fait un grand match ce soir. Il n’est de toute façon jamais évident de jouer ce genre de rencontre. En effet, étant déjà qualifiés, les marseillais n’ont pas abordé la rencontre de la meilleure des façons. Mais comment aurait-il pu en être autrement quand on sait que dans l’équipe de départ, pratiquement aucun des titulaires habituels étaient présents ! Jean Fernandez avait choisi fort logiquement d’économiser les Ribéry, Oruma, Niang… Et comme on le sait depuis le début de la saison, lorsque ces hommes manquent au onze de départ, l’OM n’a plus du tout le même rendement.

En plus, pour ne rien arranger, la partie s’est jouée sur un terrain très difficile. Depuis le début de la saison, les phocéens n’ont en effet pas eu l’habitude de jouer sur des pelouses boueuses où les ballons fusent à certains moments ou s’arrêtent nets à d’autres… On aura d’ailleurs jamais autant vu les olympiens faire de si belles glissades, volontaires ou pas.
Pour en revenir à la rencontre, l’OM a véritablement subi. La domination du Levski Sofia s’est concrétisée à la 53e grâce à Hristo
Yovov, qui d’un petit crochet s’est joué de Ferreira et Beye et a réussi à enrouler sa frappe pour battre Fabien Barthez sans lui laisser la moindre chance. Un magnifique but !Même si par la suite Jean Fernandez a lancé dans la bataille Ribéry, Niang puis Oruma, les olympiens n’auront pas réussi à égaliser même si à la toute dernière minute de jeu, Christian Gimenez a encore prouvé qu’il était un vrai renard des surfaces. Sur un ballon mal négocié par la défense bulgare, le ballon lui est revenu dans les pieds mais l’argentin n’a pas trouvé le cadre.
Comme on l’annonçait avant la rencontre, cette défaite ne sera finalement qu’anecdotique, surtout si les olympiens battent Bucarest lors de leur dernier match de cette poule F. Mais d’ici là, place de nouveau au championnat et un déplacement à Nancy… qui ne comptera cette fois pas pour du beurre !


L’entame de la seconde mi-temps fut encore une fois très bonne et à force d’insister, Wilson Oruma allait réussir à égaliser en reprenant magnifiquement de demi-volée un ballon dégagé à l’abord de la surface de réparation. Dans l’euphorie, les marseillais partirent un peu trop à l’abordage, laissant Adebayor partir à la limite du hors jeu et se retrouver seul face à Barthez. Heureusement que Fabien allait réussir la sortie qu’il fallait pour que les efforts fournis ne soient pas réduits à néants.
L’Olympique de Marseille allait alors repasser à cinq derrière (Cana reculant d’un cran) pour conserver ce résultat et c’est ce que les phocéens réussirent à faire malgré une grosse frappe de Sorlin sur la barre transversale.
Du coup, comme il y a quelques années, Méité a retrouvé un poste de latéral droit, la charnière centrale étant formée par les deux géants de l’OM (Cesar et Andre Luis).
La seconde période fut beaucoup plus alerte avec des occasions de part et d’autres. C’est finalement à la 85e minute que la rencontre allait basculer. Mamadou Niang réussissait à s’infiltrer dans la surface de réparation et à crocheter son défenseur direct qui le fauchait : penalty ? Non ! M. Ferreira, l’arbitre de la rencontre, qui était pourtant bien placé décidait de ne pas siffler une faute pourtant évidente. Du coup, deux minutes plus tard, on allait assister comme bien souvent en pareil cas à ce que l’on appelle un penalty de compensation. En effet, Niang, de nouveau, récupérait un ballon dans la surface.
La sénégalais allait alors bien jouer le coup en s’effondrant au moment où le gardien de Heerenveen sortait à sa rencontre. Cette fois, l’arbitre n’hésitait pas une seconde au grand dam des hollandais… C’est le jeune Taiwo qui allait transformer la sentence d’une frappe pleine de sang froid.
Les hommages continuent donc de pleuvoir sur le garçon. Y compris de ses adversaires, qui, sans se faire prier au demeurant, ont contribué samedi au panégyrique. Par exemple, du gardien international Mickaël Landreau: "Aujourd'hui, il est en pleine confiance. Il tente, il a raison, cela lui sourit. Sa frappe est énorme, elle flotte beaucoup, et permet de donner la victoire à l'OM. C'est un but fabuleux".
Son cinquième but de la saison L1 témoigne, paradoxalement, d'une certaine fragilité marseillaise. Sans un Ribéry au mieux de sa forme, l'OM patine en effet, comme on a pu le constater sur la première mi-temps de ce match. Avec Oruma revenu samedi à son meilleur niveau, Ribéry a certes trouvé pour un soir un relais dans l'équipe.



